dimanche 24 avril 2011

TraceFS, grep, et plus si affinités

Concept

L'idée est de présenter une trace modélisée sous forme d'arborescence de fichiers, via FUSE. Les accès se font par une combinaison d'utilisateur, de modèle, de trace, et d'observé. On peut alors avoir des choses comme /utilisateur/utilisateur4/modèles/modèle5/trace/trace3/observé/observé6.

L'intérêt est ensuite d'extraire les données avec des outils standards POSIX, pour consulter et éventuellement modifier les traces. Le format des fichiers peut être de différente sorte, selon l'option de montage du système de fichier (flat, json, n3, etc)

Exemple

Pour l'utilisateur « Damien », dans la trace « Exercice2 » de « WeeChat », savoir combien d'observés sont de type frappeClavier. On constate que la trace accédée directement par son nom via le sujet de la trace : le modèle est passé sous silence car ces informations suffisent à discriminer la trace dans la base de traces.

  1. $ grep -irc "type=frappeClavier" /utilisateur/Damien/trace/Exercice2/ | wc -l
  2. 3151

[1]

L'avantage est de pouvoir directement interroger le SGBT avec des outils standards. Pour l'utilisateur, cela signifie :

  • une grande simplicité : pas besoin de concevoir de scripts python, d'apprendre des API ou de déployer du code sur le SGBT. Toutes les opérations se font avec des outils standards UNIX, voir POSIX, ce qui signifie une prise en main immédiate.
  • un important gain de temps : accéder au contenu d'un observé est immédiat, et ne nécessite que la lecture d'un fichier

Durant la phase de travail sur la conception d'un modèle de trace, ou l'instrumentation d'un outil, je vois un intérêt à ce genre d'approche.

Notes

[1] les geeks auront repéré la blague dans la commande :)

Regard sur le conflit des générations dans le monde de l'entreprise

Problématique : différentes façons de vivre en entreprise

La fin de la génération du baby boom et la montée en puissance de celle des natifs du numérique[1] donnent lieu a des croisements intéressants en entreprise : les pratiques des seniors, établies depuis les années 60, et celles des nouveaux travailleurs, nourris au web social, sont de nature très différentes.

Touche Entrée d’un clavier Touche Entrée d’un clavier

Pour faire simple, nous avons affaire à deux générations :

  • l'ancienne génération : organisée en hiérarchie pyramidale, avec la recherche et et l'accumulation du pouvoir; les relations de travail s'inscrivent dans un rapport de force
  • la nouvelle génération : organisée de façon horizontale, avec la mise en avant du partage et des interactions; les relations de travail se fondent sur la collaboration étalée dans l'espace et le temps

Les protagonistes étant posés et le milieu de l'entreprise étant un endroit privilégié pour la naissance des tensions humaines, il ne nous reste plus qu'à observer comment toutes ces personnes vont s'adapter et travailler ensemble. Il y a plusieurs possibilités.

La nouvelle génération doit entrer dans le moule de l'ancienne

Les anciens étant aux commandes de l'entreprise (direction, responsabilités, etc), le changement est verrouillé : saugrenu de remettre en question quelque chose qui a fait ses preuves ! La nouvelle génération claque les talons et se plie aux pratiques en vigueur. Il se produit alors un décalage de plus en plus grand entre la façon de penser et de travailler de l'entreprise, et celle de la vie quotidienne qui continue d'évoluer.

Les perspectives sont très sombres pour l'entreprise, et nul doute que les jeunes employés ne songent qu'à une seule chose : partir vers des lieux plus accueillant. L'entreprise perd son potentiel humain et doit faire face au changement sans les ressources internes nécessaires.

L'ancienne génération s'adapte

Consciente que la société a changé et que l'entreprise doit faire de même pour la suivre, l'ancienne génération se met aux pratiques actuelles : communication des idées en amont, partage des responsabilités, réorganisation de la gestion de projets, outils de travail… tout y passe. À grands renforts de formations en groupe et de coaching individuel, les fax sont mis au placard pour être remplacés par des courriers électroniques.

L'ancienne génération fait alors sienne les pratiques de la nouvelle. Soyons réalistes, cela ne se produit que très rarement.

Rien de significatif n'est fait

Devant l’ampleur de la tâche à accomplir et les montagnes de réticences passives et actives à vaincre, les RH préfèrent souvent baisser les bras et s'en remettre « à la bonne volonté de chacun ». Sans l'appui d'une direction impliquée, il est difficile pour eux de mettre en place une telle évolution. Cela aboutit à deux suites possibles.

Le conflit ouvert

Office war Office war

Laissés à eux-même, les membres de l'entreprise s'auto-organisent. Des clans se forment entre les « connectés » et les « déconnectés » : les communications se font respectivement par messagerie instantanée et par affichage sur le tableau à épingle, la mémoire des projets est éparpillée entre wiki et chemises cartonnées, et des gens refusent de travailler ensemble.

Le résultat est l'explosion de la force de l'entreprise, qui conduit inévitablement à sa chute et à la fuite de la nouvelle génération (ce qui revient au même).

La sélection naturelle

L'autre dénouement possible est la réalisation de la théorie scientifique de l'évolution : les plus adaptes au changement survivent.

When Sysadmins Ruled the Earth When Sysadmins Ruled the Earth

L'ancienne génération étant principalement caractérisée par son âge qui entraîne des divergences culturelles avec la nouvelle, c'est tout naturellement qu'elle cède sa place à cette dernière avec une vitesse de plus en plus grande. Le départ en retraite évacue la question de quel style de travail l'entreprise doit adopter, car la nouvelle génération se retrouve de facto majoritaire avec le temps qui passe.

Durant cette période de transition les tensions grandissent habituellement de plus en plus, cela rend la vie interne de l'entreprise compliquée. Ou bien, l'ancienne génération se retranche peu à peu dans une tour d'ivoire et le « corps » de l'entreprise se retrouve alors sans « tête »; cette situation n'est pas non plus des plus avantageuse…

Conclusion

Mon ressenti de l'évolution du conflit (technologico)culturel de l'entreprise est très sévère; j'en suis conscient, les gens des RH me le disent régulièrement. Mais pour avoir visité bon nombre d'entreprises et avoir mis les mains dans leur cœur le plus intime (leurs systèmes d'information), je ne peux que constater les oppositions frontales entre des groupes au sein des entreprises dont la taille dépasse quelques dizaines de personnes; la définition de ces groupes se faisant principalement au final sur l'âge, car cela engendre toute l'approche sociale et les utilisations des technologies qui sont faites par les personnes.

Je n'ai malheureusement pas de solution simple à proposer : si elle existait, nul doute qu'elle serait déjà mise en place. Mais la nécessité de faire correspondre l'entreprise aux pratiques de la société est indiscutable.

Notes

[1] les digital natives, pour nos amis les Décideurs Pressés

vendredi 25 février 2011

Interview pour le jounal Lyon Capitale

Dans le cadre de mon activité au sein du Parti Ꝓirate Rhône-Alpes, j'ai accordé une interview au journal Lyon Capitale[1] à propos de notre activité politique.

« Après Ben Ali et Moubarak, le Parti Pirate part à l'assaut des cantonales », ce n'est pas nous qui le disons, mais la presse.

Après Ben Ali et Moubarak, le Parti Pirate part à l'assaut des cantonales Voir en grand pour lecture

jeudi 24 février 2011

Interview radio pour le jounal Lyon Capitale

Dans le cadre de mon activité au sein du Parti Ꝓirate Rhône-Alpes, j'ai accordé une interview au journal Lyon Capitale à propos du projet de candidature aux élections cantonales.

Vous êtes tous geek avec le Parti Pirate: "ni de droite, ni de gauche, mais devant !"

Vous êtes tous geek reçoit Damien Clauzel et Bastien Arnette membres du Parti Pirate Rhône-Alpes qui présentent une candidature aux prochaines élections cantonales dans le canton de Villeurbanne centre. Au micro de Lyon Capitale, ils nous parlent de leurs ambitions politiques, mais aussi de leur programme et du numérique en France. Par ailleurs, ils invitent le leader des jeunes pop, Benjamin Lancar, à accepter d'aller boire un café avec le président du Parti Pirate français.

Benjamin a accepté l'invitation ;)

Un entretien à écouter et/ou à télécharger.

lundi 27 décembre 2010

Interview sur Google Street View

Dans le cadre de mon activité au sein du Parti Ꝓirate Rhône-Alpes, j'ai accordé une interview au webzine urbain Free-Landz à propos de l'inclusion de Lyon dans Google Street View.

Google aura bientôt numérisé toutes les grandes villes du monde. Big Brother is watching you?

L'article en ligne comporte une partie multimédia que je reprend ici.

mercredi 8 septembre 2010

Conception d'un service pour Mac OS : raccourcisseur d'URL

Le service web : bit.ly / j.mp

Bit.ly (qui existe aussi sous le nom J.mp[1]) est un outil web pour raccourcir les URL. Comme beaucoup d'autres outils web similaires, il propose une API qui permet d'interagir avec lui de façon automatisée.

About bit.ly
bit.ly allows users to shorten, share, and track links (URLs). Reducing the URL length makes sharing easier. bit.ly can be accessed through our website, bookmarklets and a robust and open API. bit.ly is also integrated into several popular third-party tools such as Tweetdeck. A more full list of third party tools can be found on the bit.ly blog. Unique user-level and aggregate links are created, allowing users to view complete, real-time traffic and referrer data, as well as location and metadata. Tracking stats are available after users shorten their long links with bit.ly by clicking on the “Info+” link on bit.ly, or just adding a “+” sign to the end of any bit.ly link (for example, http://bit.ly/n0og+).
[2]

J'utilise j.mp[3] au quotidien car il propose des outils intéressants pour le suivi et l'archivage des raccourcis créés. Il est tout à fait possible d'utiliser un autre outil à la place.

Code

Pour créer le service, nous allons utiliser l'IDE Automator d'Apple. Automator permet de combiner des « briques » élémentaires logicielles pour construire un workflow basic. Il s'agit donc d'un outil pour concevoir aisément des tâches automatisées. Service web Mac OS - j.mp - création de projet

Les services sont des processus contextuels disponibles dans Mac OS X. Ils acceptent du texte ou des fichiers de l’application actuelle ou du Finder. Les services apparaissent dans le menu Services.

Service web Mac OS - j.mp - code Le code en lui-même est très court : alimenté par le sélecteur automatique d'URL, on effectue une requête http sur l'API du service web pour récupérer l'adresse raccourcie; on la place alors dans le presse-papier du système. Cela signifie combiner deux briques d'Automator : exécution d'un script UNIX, et placer un élément dans le presse-papier.

Le script est une simple requête CURL utilisant en entrée les données fournies par le sélecteur : /usr/bin/curl "http://api.bit.ly/v3/shorten?login=IDENTIFIANT&apiKey=CLÉAPI&format=txt&domain=j.mp&longUrl=$1".

Avertissement : cette méthode implique de mettre en dur dans le code l'identifiant et la clé de l'API. Cela ne pose pas un problème en soit dans le cadre d'une utilisation personnelle, car le service que nous créons (J.mp) est stocké dans le profil de l'utilisateur : ~/Library/Services/J.mp.workflow. Toutefois, en cas de partage il faudra songer à changer les identifiants de connexion au service web; cela peut se faire directement avec un éditeur de texte dans le fichier Contents/document.wflow. Pour un déploiement plus large (plusieurs machines, mise à disposition globale à tous les utilisateurs de la machine, etc), un mécanisme de paramétrage sera à mettre en place (on peut songer à un fichier de préférences dans ~/.config/).

Un fois le code source enregistré dans Automator, le service est immédiatement opérationnel. En effet, MacOS stock directement le service dans ~/Library/Services/ sans demander à l'utilisateur où placer le projet. Pratique, mais inhabituel.

Références

Notes

[1] pour les personnes qui desperately need those two additional free characters in order to make your point, comme l'annonce le blog

[2] source

[3] prononcer jump

jeudi 19 août 2010

Les chercheurs, la voiture et le plot : une réflexion sur l'usage de la force brute

Au LIRIS, nous n'hésitons à pas donner de notre personne pour résoudre les problèmes. Surtout quand il ne sont pas du domaine de nos spécialités. Laissez-moi vous raconter une histoire.

L'histoire

Il était une fois, un groupe de chercheurs qui sortaient de leur laboratoire afin de rentrer chez-eux.

Chemin faisant, ils se firent héler par une splendide demoiselle aux doux yeux maquillés tel le dieu Ra. La jeune fille était bien en peine car sa voiture, suite à une mauvaise manœuvre, se trouvait perchée sur un plot de béton.

Voiture coincée

Les chercheurs étaient emplis de bonne volonté et s’approchèrent afin d’examiner cette curiosité. Ils se mirent à tourner autour de la voiture, à palper des éléments, à poser des hypothèses et à estimer les différents paramètres.

Leur conclusion fut sans appel : oui, cette voiture était effectivement bloquée sur le plot en béton, et le dégagement allait être une opération délicate car son dessous commençait à être endommagé.

Voiture coincée, vue de dessous avant, protection endommagée

Une fois ce constat établit, restait aux chercheurs à proposer et à mettre en œuvre une solution. En effet, la demoiselle en détresse n'avait pas fait appel à eux pour lui apprendre ce qu'elle savait déjà (à savoir que sa voiture était coincée sur un plot de béton), mais bien pour y apporter une réponse.

Comme nos chercheurs étaient emplis de bonne volonté et se sentaient d'humeur virile, ils affirmèrent vouloir relever ce défi. Mais comment faire ? Deux courants de pensée apparurent.

Il y avait d'une part des chercheurs, emportés dans un élan idéaliste, qui songeaient à fournir des appuis supplémentaires à la voiture afin de lui permettre de se mouvoir de nouveau; et donc de se dégager par elle-même. En langage courant on appelle cette technique « mettre une rampe sous les roues ».

Et d'autre part, des chercheurs (sans doute pressés de rentrer chez eux vu l'heure déjà tardive; qui pourrait leur en vouloir ?) préféraient dégager la voiture à la main en la portant.

En personnes civilisées, les chercheurs se sont mis à débattre du pour et du contre de ces deux approches. Pendant que la demoiselle en détresse commençait à désespérer de voir son problème résolu (surtout que, apparemment, la voiture n'était pas à elle…).

Ne pouvant arbitrer, mais restant toujours bons collègues, les chercheurs établirent le compromis de réaliser les deux solutions.

Le premier petit groupe de chercheurs s'en allât emprunter sur un chantier voisins des matériaux de construction : parpaings, planches épaisses, cales… ils étaient certains d'y trouver les ressources nécessaires à leur entreprise.

Pendant ce temps, hésitant sur la conduite à tenir durant l'expédition du premier groupe, le second groupe de chercheurs rassurait la demoiselle en détresse. Se faisant, les chercheurs examinaient aussi la voiture; cherchant qui des points de levage, qui estimant l'effort à fournir pour lever et porter la voiture, etc.

Voiture libérée

Finalement, n'y tenant plus et ne voyant toujours pas revenir le premier groupe, les chercheurs du second se rassemblèrent autour de la voiture, la levèrent et la portèrent au delà du plot bétonné.

Folle de bonheur, la demoiselle remercia ses sauveurs et s'en allât rejoindre son prince charmant. Ne voyant toujours pas revenir ceux du premier le groupe, les chercheurs se dispersèrent pour rentrer chez eux.

Nul ne sut jamais ce qu'il advint des autres chercheurs partis en quête de matériaux.

Conclusion

Il ne pas sous-estimer la capacité de la force brute à résoudre un problème complexe ou sensible.

Discussion

Régulièrement dénigrée dans le monde de la recherche où elle peut être qualifiée d' « inélégante » et de « simpliste », la force brute n'est pas pour autant dénuée de qualités.

En effet, utilisée correctement, elle permet de répondre à un besoin avec des coûts modérés et une mise en œuvre rapide.

Par exemple, supposons que nous aillons à examiner 30000 heures de vidéo provenant de caméras de surveillance pour en relever les passages d'un personne. Les images, qui proviennent d'appareils de qualité moyenne, sont régulièrement floues ou bruitées.

Quelle est la solution la plus rentable ? Concevoir et développer un logiciel d'analyse d'image avec détection de formes et reconnaissance de visages, ou d'embaucher 100 chinois 10 heures par jour durant 30 jours ?

Dans le premier cas, il faut recruter des experts, des ingénieurs et des développeurs dans de nombreuses disciplines : génie logiciel, analyse de signal, traitement de données temporelles, etc. Cela coûte cher et l'estimation du temps nécessaire à la mise en œuvre est imprécise.

Dans le second cas, avec 100 chinois payés $5 par jour durant 30 jours, le coût sera de $150000 et le travail aisé à planifier.

Certes, on peut avancer que le développement du logiciel de reconnaissance est un investissement et permet donc de diminuer le coût unitaire à la longue. Mais en contrepartie, il est moins adaptable que les humains à qui on pourra demander de rechercher dans les images une voiture, une personne portant une valise précise, etc.

Il est également important d'évaluer le coût de maintenance : revient-il plus cher de remplacer un élément déficient (pour cause de maladie ou de casse) d'un système base sur la force brute (tel un ouvrier chinois ou encore un ordinateur basic), ou bien de remplacer un élément d'un système sophistiqué (tel un expert international ou un supercalculateur intégré) ?

Malgré tout, il ne faut pas oublier que l’apparente simplicité d'une solution à base de force brute est illusoire. Cette approche demande des investissements en coordination et en gestion des nombreux éléments : il est loin d'être évident d'interconnecter des milliers d'ordinateurs, et lorsqu'il s'agit de travailleurs humains le support devient une tâche à part entière (rotation d'équipes, restauration, commodités, etc.)

Le choix de la stratégie d'approche intervient tôt dans le cycle de résolution de problème; on constate qu'il peut avoir un impact significatif sur le reste du projet. il est donc important d'évoquer la question suffisamment tôt, par exemple durant la phase d'analyse, afin de ne pas se retrouver piéger.

lundi 12 juillet 2010

Le manager d'innovations

Accompagnant l'évolution du travail centré sur la gestion des connaissances, les rôles et compétences nécessaires dans les entreprises évoluent. Ainsi, on a vu apparaître il y a quelques années le « manager d'innovations ».

La définition du manager d'innovations et ses domaines d'interventions sont encore flous, mais un consensus se forme pour tendre vers un cadre unique :

Conception d'un modèle de traces

Que peut-on alors retenir pour définir le rôle du manager d'innovations ? Une liste de compétences, et des domaines d'interventions; l'innovation étant par nature variée il est difficile de proposer un cadre très strict :

  • participer à ou diriger la recherche;
  • participer à la conception de la stratégie marketing de l'innovation;
  • piloter le cycle entier de la recherche sur un produit;
  • réaliser la veille technologique;
  • réaliser la veille scientifique;
  • faire le lien entre l'entreprise, les programmes de recherche nationaux et européens, et les laboratoires publics;
  • évaluation des risques et enjeux liés à la R&D.

Tout ceci est en fait très lié aux besoins et objectifs de l'entreprise : un service de R&D industriel n'aura pas les mêmes besoins, en terme d'innovations, qu'une société proposant de l'accompagnement dans les projets scientifiques. Et pourtant, dans les deux cas elles feront appel à un manager d'innovations.

Une autre façon d'aborder la question est de considérer le manager d'innovations comme une redistribution des casquettes de :

Ces différents rôles dépendront bien sûr des spécialités propres à chaque personne. Mais une constante demeure dans la capacité du manager d'innovation à établir des passerelles transversales entre les différents pôles de son entreprise. Il est certes spécialisé dans ses thématiques personnelles, mais son expérience (et sa capacité d'apprentissage !) lui permet d'aller vers les secteurs qui ne lui sont pas familiers afin de servir d'interface avec le reste de son équipe.

Rôle du manager d'innovations

mercredi 9 juin 2010

Comparaison appliquée des principaux outils web de calcul d'itinéraire

J’ai eu récemment à faire un déplacement sur Vienne (Isère). Étant un villeurbannais sans voiture, mon choix s’est naturellement porté sur le train pour m’y rendre. Ne connaissant pas du tout Vienne, je me suis tourné vers les outils gratuits du web pour organiser le trajet depuis la gare de Vienne jusqu’à mon lieu de rendez-vous. Leur comparaison sur ce cas concret en dehors des grandes agglomérations fortement couvertes me laisse songeur sur la qualité des zones peu peuplées.

Informations sur le trajet à effectuer :

  • Départ : la gare d'Estressin, à Vienne, en France
  • Arrivée : le 49 avenue Marcelin Berthelot, à Vienne, en France
  • Mode de déplacement : piéton

Google maps

Réglages : Tester soi-même

  • Départ : Gare Estressin, Vienne, France
  • Arrivée : 49 avenue Marcelin Berthelot, Vienne, France
  • Option : piéton

Problème immédiat : Google ne connait pas la gare d'Estressin

# Gare de Vienne‎ - plus d'infos » Place Pierre Semard, 38200 Vienne

# Gare de Givors-Canal‎ - plus d'infos » Avenue du 11 Novembre 1918, 69700 Givors

# Gare de Givors-Ville‎ - plus d'infos »

# Gare du Péage-de-Roussillon‎ - plus d'infos » Place de la Gare, 38550 Péage de Roussillon (Le)

# Gare d'Oullins‎ - plus d'infos » 69600 Oullins

# Gare de Saint-Clair-Les Roches‎ - plus d'infos »

# Gare Saint Paul‎ - plus d'infos » Place Saint-Paul, 69005 Lyon

# Gare de Vénissieux‎ - plus d'infos »

# La Gare 12 Route Nationale, 69560 Sainte-Colombe

Lancer une nouvelle recherche de commerces et services à proximité pour afficher les 7 484 résultats pour Gare Estressin, Vienne

Et son mauvais mappage carte ↔ terrain lui fait placer le n°49 de l'avenue Berthelot à l'endroit du n°8. Vérifier soi-même

Résultat : la proposition d'itinéraire est complètement râtée. C'est dommage, car le mode Street View est extrêmement pratique pour se répérer durant le trajet.

Via Michelin

Réglages : Tester soi-même

  • Départ :
    • ville : Vienne (France)
    • emplacement : gare Estressin
  • Arrivée :
    • ville : Vienne (France)
    • emplacement : 49 avenue Marcelin Berthelot
  • Option : piéton

Suivent aussitôt deux questions & un nettoyage automatique :

  1. confirmer dans une liste que ma ville de Vienne se trouve bien dans l'Isère (38) ? Aucune idée, je dis oui
  2. « gare Estressin » est corrigé automatiquement en « Gare d’Estressin »; ah ben… merci
  3. confirmer dans une liste que ma ville de Vienne se trouve bien dans l'Isère (38), et que 'est bien le 49 avenue Berthelot que je demande ? Je dis oui

Résultat : il est immédiat et délicieux.

  • cartes : globale, détail du départ, détail de l'arrivée, détail sur chaque changement de direction
  • feuille de route très lisible (continuer sur… prendre à droite sur…), avec les distances en kilomètres et en temps
  • possibilité d'imprimer une version papier très lisible et complètes : principales cartes, directions, etc.
  • possibilité d'envoyer les information par email, ou sur un GPS (6 grands fabricants supportés)

Bref, yabon. On sent bien l’efficacité des bases de connaissances de Michelin : les détails sont précis et conformes à la réalité, les informations ultraclaires et tout a été pensé pour faciliter le déplacement de l’utilisateur.

Mappy

Réglages : Tester soi-même

  • Départ : Gare Estressin, Vienne, France
  • Arrivée : 49 avenue Marcelin Berthelot, Vienne, France
  • Option : piéton

Le formulaire de saisie me demande de préciser mon lieu de départ en choisissant entre le Parking de la gare d'Estressin, et la Gare d'Estressin; va pour la gare.

Résultat : il est sans appel.

  • Mappy interprète ma gare d'Estressin comme étant en fait la gare de Vienne, située à l'autre bout de la ville. Ce n'est pas du tout le résultat attendu. Pire, c’est même un résultat trompeur. Pourtant, j'aurais cru que… mais non. Et si je choisis à la place de la gare le parking de la gare d'Estressin, à Estressin, Mappy m'impose la gare de Vienne comme interprétation.
  • L'itinéraire proposé est du coup complètement faux, même s’il est très bien présenté : directions à prendre, distances en mètres et en temps, cartes locales… Mais il est faux.

Yahoo! maps

Réglages : Tester soi-même

  • Départ : Gare Estressin, Vienne, France
  • Arrivée : 49 avenue Marcelin Berthelot, Vienne, France

Résultat : What. The. Fuck. L’envoi de ma recherche est intercepté par un bulle d'aide jaune, à la Windows.

Le lieu que vous avez demandé est introuvable. Voulez-vous essayer avec cette adresse proche : 49, avenue Marcellin Berthelot ? Conseils :

* Vérifiez l’orthographe.

* Spécifiez une nouvelle valeur d’adresse (rue), de ville et de région (département/province/état), ou un code postal.

* Pour signaler une erreur de la carte, cliquez sur ce lien.

J'ai envie de dire « Mais pourquoi ? POURQUOI ? ».

Je valide la bulle d'aide et obtiens le résultat de ma recherche d'itinéraire, avec l'adresse telle que je l'ai demandée.

L'itinéraire proposé est correct, sans plus, car il est surtout adapté aux voitures. La présentation est touffue et les points de passages ne sont pas détaillées (panneaux à suivre, cartes, etc). La carte proposée pour visualiser le trajet est uniquement en mode « plan », aucune photo aérienne ou satellite n'est disponible pour afficher cette zone.

Splendide raté de Yahoo! Maps, car même s'il a trouvé un itinéraire je ne peux que difficilement l’utiliser.

Bing Cartes

Réglages : Tester soi-même

  • Départ : Gare Estressin, Vienne, France
  • Arrivée : 49 avenue Marcelin Berthelot, Vienne, France
  • Option : piéton

Ah ben ça commence bien. Ma gare de départ est inconnue de Bing.

Nous n'avons trouvé aucun résultat correspondant à votre recherche.

Aller, je lui donne un coup de pousse et corrige en « Gare Estressin, France » et je valide.

Résultat : Sans sourciller, Bing m'annonce que :

Aucun itinéraire aussi long n'est disponible pour les piétons. Modifiez vos préférences.

Ce qui est plutôt normal au vu du fait qu'il a interprété ma gare de départ comme étant « Gare, Nord, France ». Tout en quittant Bing, j'apprend en soupirant que Gare est un petit village situé à l'Est de Cambrais; qui se trouve effectivement dans le Nord.

Échec sans appel. En plus, la carte de résultat est moche. Aucun regret.

Conclusions

J'utilise les outils de préparation d'itinéraires depuis de nombreuses années, et je n'ai jamais eu à me plaindre des résultats pour les grandes villes : indication des stations de métro, des sens uniques ou encore des voies piétonnes, photos aériennes des changements de directions, calcul des distances au mètre prêt, etc, le résultat est presque toujours parfait; la différence entre les outils se fait alors sur leur ergonomie et fonctionnalités annexes.

Mais en ce qui concerne les zones moins peuplées (petites villes de province, campagnes, bords de mer, etc) les plans sont très souvent approximatifs. En effet, les outils de cartographie travaillent automatiquement à partir de photos aériennes et satellite, couplées à des données GPS collectées de façon assez cavalières.

Des projets comme OpenStreetMap permettent de réparer ces imprécisions en construisant des cartes libres à partir de différentes sources, libres elles-aussi. La prochaine étape pour améliorer les outils de calcul d'itinéraires sera logiquement de croiser ces bases de connaissances libres avec des bases de connaissances privées de qualité, telles que celle de Michelin.

samedi 5 juin 2010

Valorisation de mon travail

Pour la quatrième fois, une de mes photos a été reprise pour illustrer un article. Je ne sais pas si je dois désormais me demander si je suis meilleur photographe que chercheur, mais je pense qu'il y a peut être une piste à explorer ;)

Plus sérieusement, j'estime que les facteurs étant à l'origine de ces reprises de mes photos sont les suivants :

  • publication en ligne sous une licence libre (CC by-sa fr 2.0)
  • mise à disposition en haute définition
  • géotaguage pour localisation du sujet
  • annotation par tags standardisés de folksonomies
  • nom explicite de la photo
  • mise en ligne sur une plate-forme ayant une forte visibilité
  • et bien sur, un talent artistique inné pour la photographie ;)

En résumé : des métadonnées propres, une bonne visibilité, le soucis de la qualité et surtout une licence libre sont ici les principaux éléments qui ont permis à mon travail d'être non seulement connu, mais également réutilisé.

Mes photos reprises, avec liens

Illustrations de résections de la mâchoire inférieure

Illustrations de résections de la mâchoire inférieure, repris sur FrogSmoke.

Nou Camp Stadium Barcelona

Nou Camp Stadium Barcelona, repris sur Schmap.

Palmier du jardin d'acclimatation

Palmier du jardin d'acclimatation, repris sur le blog de l'école Jules Romains.

Le téléphone Samsung E1070

Le téléphone Samsung E1070, repris sur HandyList.

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