Compte-rendus de déplacement

Compte-rendus et retour d'expérience sur divers déplacements. Et parfois, je prend des photos.

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche 24 juillet 2011

Compte-rendu de la première édition d’OVEI

OVEI ?

J’ai été invité à participer à la première édition d’OVEI, organisée par Bruno Spiquel (expert technique à la HADOPI et entrepreneur) et Laure de La Raudière (députée). L’objectif d’OVEI est de permettre la rencontre informelle entre des élus, hauts responsables d’administrations, et experts techniques de la vie civile. Étaient présentes 59 personnes autour d’un barbecue fédérateur.

J’emploi ici les termes « geeks » et « politiques » pour coller à la terminologie choisie par OVEI. Il serait plus correct de parler d’élus, d’administrateurs, de développeurs, de magistrats, de sysadmins, de chercheurs, etc. Mais faisons simple.

Je suis donc parti de Lyon de bon matin, accompagné de Romain Rivière venant de Genève, pour passer le weekend à Rambouillet. Hasard des choses, nous avons ramassé dans le TER deux « geeks » (en opposition à « politiques » pour cette journée de rencontre) et fini le trajet dans le tank étiqueté de Spyou.

OVEI, en pratique

Lancement de la journée par trois interventions sur :

  • l’évolution des moyens de partage des savoirs au travers de l’histoire, et les révolutions de société que cela à engendré;
  • internet et sa résilience face aux pannes et à la division, avec en perspective de l’autonomie;
  • le droit de réponse, puis le droit au secret dans les affaires publiques.

Discussion sur les questions de droit au secret dans les affaires publiques.

Discours d'ouverture d'OVEI

Discussion à propos du droit de réponse sur internet :

  • problème de la législation française dans un internet structurellement transnational
  • pertinence de la législation actuelle :
    • internet autorise la publication personnelle sans restriction ni filtrage, contrairement aux médias unidirectionnels tels que la presse papier et la télévision où la publication est liée à l’acceptation par un directeur des contenus éditoriaux
    • la publication peut être réalisée via des outils décentralisés ou qui ne permettent techniquement pas d’y associer une publication tierce[1]; comment alors gérer un droit de réponse obligatoire ?
  • introduction de la notion de « même médium » pour appliquer le droit de réponse : publication sur un « espace de communication » → réponse au même endroit. Problème de la définition d’ « endroit » (mashup de données externes) et de mise en pratique.

Ma réflexion actuelle est que le droit de réponse, défini initialement par la loi de 1881, n’est pas adapté à internet qui a une approche multidirectionnelle sans barrières. Là où la loi originale permettait à une personne de bénéficier d’une garanti de prise de parole « juste » quand elle était nominalement concernée, internet met sur un pied d’égalité chacun en lui permettant de s’exprimer; cet aspect du droit de réponse perd alors son sens.

En revanche, internet introduit possiblement une différence sur l’exposition : certaines publications ont plus de visibilité que d’autres; comment alors garantir à un droit de réponse une diffusion semblable à la publication originale, sachant qu’on ne peut pas obliger les gens à consulter une ressource[2]. Tiens, d’ailleurs si l’auteur était anonyme ou que la publication avait lieu hors de la juridiction française, on ferait quoi ?

Discussion sur le grand banditisme sur internet :

  • montée en puissance de l’argent liquide numérique anonyme (bitcoin, carte VISA prépayée)
  • problème de l’insuffisance des compétences chez les enquêteurs et les juges face à l’évolution des technologies et des pratiques.
  • partage d’anecdotes sur la rencontre informaticien + numérique + police.

Discussion sur le TLD rebelle et autogéré .42 : intérêts, approches techniques et sociales, conséquences. Pourquoi le faire au juste ? Parce qu’internet permet cette liberté, et en protestation à la politique de gestion de l’ICANN.

Discussion sur la nature et l’approche politique du Parti Pirate. Comparaison avec les Verts à leurs débuts (d’abord en opposition en Allemagne sur les missiles nucléaires, puis conception d’un projet de société).

(On me murmure que des geeks, pour conclure dignement cette journée, ont grassement trollé[3] des gens de la HADOPI. Je n’ose le croire tellement c’est inconcevable :)

Ce que je retiens d’OVEI

Le concept est validé : une rencontre informelle permet aux différents acteurs de se rencontrer sans pression et de s’apprivoiser. La forme est à ajuster légèrement pour inciter et renforcer les échanges : le cloisonnement est un réflexe fort, probablement en raison de centres d’intérêts trop différents au premier abord.

BBQ OVEI

Les politiques sont arrivés avec des exemples très précis de problèmes qui les touchent directement, principalement liés à leur image et activité publique. Les geeks sont arrivés les mains dans les poches et la bouche en cœur, appâtés par la promesse d’un BBQ arrosé gratuit.

Je m’attendais à plus de questions techniques sur le fonctionnement du net et les implications de faisabilités des technologies, mais en fait les discussions ont portées sur des principes de société et de comment il était possible de les imposer sur internet. Cela a fait tiquer les geeks présents qui étaient de culture principalement libertaire.

Les politiques ont une approche très nationale du net, centrée sur sa partie web, et posent comme prémisse que les problèmes qu’ils souhaitent traiter se font au travers de la législation française. Faire remarquer que les acteurs (entreprises ou personnes) qu’ils veulent cibler peuvent se trouver entièrement à l’étranger[4] (ou même nul part) leur fait grincer les dents car cela les confronte à leur incapacité d’intervention. D’où quelques réactions irritées à base de « on est supposé ne rien faire alors ? »; si j’avais la solution je leur donnerais avec plaisir, mais je ne l’ai pas. Il va falloir qu’ils intègrent le fait qu’on ne peut pas légiférer pour internet comme pour le territoire français, car la police n’a pas les mêmes capacités d’intervention pour y faire appliquer la loi[5].

Si les politiques ont compris qu’internet est de nature décentralisée et maillée, ils ne l’ont pas nécessairement intégré : le réflexe du Minitel 2.0 n’est jamais très loin.

Le pâté de Chartres, c’est délicieux ! Mais faire un BBQ sur un hippodrome sans viande de cheval c’est un peu de la tromperie sur la marchandise :)

Les politiques peuvent se montrer très chatouilleux face au troll gentil, là où le geek ne voit qu’une occasion de tester des éléments d’argumentation. Ah, la différence de culture… Il est possible que cela soit lié à la pratique régulière par le geek de l’autodérision et de la critique franche pour éviter les ambiguïtés; on peut également songer à l’importance que peuvent attacher les politiques à leurs image publique, là où les geeks seront davantage chatouilleux sur la remise en question de leurs compétences.

Les geeks aiment afficher leurs convictions et étaient facilement identifiables sur leurs natures et leurs activités… à conditions de savoir interpréter leurs déclaration d’appartenance; exemples :

  • pin’s π et parle de .42 : membre de la Quadrature du net et participe au projet 42Registry;
  • sticker Parti Pirate et t-shirt cypherpunk : travail contre HADOPI et fait la promotion des pratiques cryptographiques.

Les politiques sont difficiles à décrypter au premier regard pour les geeks : qui appartient à quoi, et s’occupe de quels problématiques. En effet, ils ne portent pas de t-shirts à message ;) Un badge serait alors le bienvenu.

Je suis conforté dans mon idée de monter une micro-entreprise pour faire du négoce de bitcoin en France et en présentiel. Juste pour le lulz vis à vis de la législation, et voir ce que veut dire de matérialiser des transactions monétaires structurellement immatérielles.

J’ai énormément apprécié que l’on arrive enfin à rapprocher les politiques des geeks; cela aurait été impossible y a encore 5 ans, comme quoi les choses s’améliorent quand on se donne du mal. Vouloir légiférer sur internet sans écouter les informaticiens est une aberration, surtout quand ce sont eux au final qui le font fonctionner et non pas le législateur.

Compléments

Notes

[1] Exemple : instance StatusNet ou liste de diffusion à émetteurs restreints

[2] le premier qui dit « on n’a qu’à obliger les FAI à envoyer à leurs clients les droits de réponse ! », je le mord

[3] Pour mémoire, le troll n’est pas nécessairement méchant : il peut aussi être affectueux. Sauf quand il s’agit de VIM et d’EMACS, car tout le monde sait que VIM est clairement supérieur ;P

[4] Par exemple, un éditeur canadien de contenus lus par des francophones, et qui aurait ses infrastructure en Chine pour des raisons de coût. Des politiques insistaient pour revendiquer que le droit français doit pouvoir être appliqué (par exemple, pour le droit de réponse). Personnellement, je ne vois pas de possibilités techniques et juridiques de le faire. Le législateur doit intégrer les contraintes externes imposées par les environnements numériques.

[5] Et une loi non appliquée on sait ce que ça donne…

mercredi 15 juin 2011

Compte-rendu d'ITS2011

Contexte

Du 6 au 8 juin 2011, j'ai participé au congrès international ITS2011 sur la thématique de la mobilité intelligente : les systèmes d'informations pour le transport durable des biens et des personnes en région urbaine. Pour faire simple, il s'agit d'ajouter de l'intelligence dans les transports en ville via l'informatique.

The main focus of the Congress will be "Intelligent mobility - ITS for sustainable transport of persons and goods in urban regions", paying particular attention to the following topics:
  • Co-modal urban transport management
  • Electromobility
  • From cooperative systems to integrated mobility services
  • From smart concepts to successful implementation
  • Governance and business issues
  • Information and communication: providers and users
  • ITS for adaptive and resilient cities

Le congrès était fréquenté par trois types de personnes :

  • les Décideurs Stratégiques, habillés de somptueux costumes, venus pour faire la promotion de leurs entreprises et discuter avec les élus locaux et les représentants du gouvernement;
  • les commerciaux, habillés de moins beaux costumes, étaient présents pour vendre les services de leurs entreprises;
  • les ingénieurs, habillés de chemisettes, s'occupaient de tenir les stands, d'assurer les démonstrations et de répondre aux questions.

Vous l'aurez compris, pas d'informaticiens-barbus, ni de techno-wiz en t-shirt. Les scientifiques présents, via les programmes de la commission européenne, s'étaient réfugiés dans des salles à part pour travailler. À côté des hôtesses en tailleur de chez Orange, j'ai donc régulièrement attiré l'attention. Heureusement que le stand de l'ITS France (avec sa machine à café) était plus accueillant : il servait de point de ralliement aux chercheurs.

Quelques éléments du congrès

Orange Business Services : rien d'intéressant, Orange se focalise sur son modèle économique historique : vendre de la bande-passante. Développement de petites applications pour terminaux mobiles afin d'accéder aux réseaux sociaux tout en roulant (vocalisation de statuts Facebook, reconception d'interface web, etc)

Véhicule électrique de Mia, avec instrumentation par Orange

Véhicule électrique de Mia, avec instrumentation par Orange

Renaud Truck propose des logiciels pour assister les professionnels de la route. L'idée est de croiser des outils de géolocalisation, de capture d'image et de transmission de données afin de proposer des facilités aux besoins spécifiques des chauffeurs (capture de preuve sur l'état de la cargaison, par exemple). Également, des outils de calcul d'itinéraires et de tournées adaptés aux contraintes des camions (taille, poids, manœuvrabilité, réglementation, etc).

Ailleurs, rien d'intéressant : des voitures équipées de « tableaux de bord intelligents » (comprendre : qui intègre les capteurs de recul au lieu d'avoir un écran déporté), des systèmes d'analyses vidéo pour repérer et quantifier les embouteillages, des récepteurs satellites en veux-tu en voilà couplés à des bases de données privées… En dehors de quelques prototypes industriels sympathiques (drone aérien ou simulateur de conduite), rien d'innovant mais plutôt des intégrations de technologies existantes.

La vidéosurveillance est en très forte augmentation. Les arguments avancés sont des besoins en image de points stratégiques pour la congestion des transports et la sécurité des personnes, mais en pratique rien n'empêche l'usage parallèle des images pour la surveillance des personnes.

Dispositif de vidéosurveillance urbainne

Dispositif de vidéosurveillance urbainne

Niveau recherche, l'accent était mis sur les calculs d'autonomie des véhicules électriques. En fonction de l'usage (vitesse, charge, chauffage, musique, etc) et de l'environnement (qualité asphalte, vent, température) la tension de la batterie évolue différemment. D'où des besoins en analyses et prédictions des usages. Des idées de croisement des informations (trafic, météo, etc) des opérateurs de routes avec celle de la voiture pour affiner les calculs.

Aussi, des questions d'ergonomie : il faut utiliser des grandeurs utiles (kilomètres ou minutes restants) et pas abstraites (joules, watt, etc) qui ne donneraient pas d'info « utiles ».

Ce que je retiens du congrès

Un véhicule doit forcément être électrique, les autres technologies (gaz, pétrole, etc) ne sont même pas évoqués. En discutant avec les ingénieurs, on se rend compte que tout le monde est déjà passé dans l'après-pétrole au niveau des transports. Selon les cycles de vie des technologies (par exemple, 10 ans pour les camions), les avancés sont plus ou moins visibles, mais la solution des véhicules hybrides est évacuée : l'avenir est purement électrique; conserver 2 approches est trop coûteux.

L'expression clé du congrès était « interopérabilité ». Comprendre « interopérabilité technique », c'est à dire comment on peut interconnecter différents systèmes pour les faire travailler ensemble. Par exemple, pour croiser les informations de la ville sur l'encombrement des routes, le remplissage des stations Velo'v et les bus des TCL.

L'idée est très bonne, à un détail majeur près : PERSONNE n'est motivé pour ouvrir les données de ses systèmes. Donc chacun se regarde en chien de faïence, et rien n'avance sauf en dehors de « partenariat stratégique ». L'expression « open data » revient souvent, portée comme étant LA solution, mais dès qu'il s'agit d'ouvrir ses systèmes les entreprises refusent. Le problème est que les directions commerciales n'ont aucune réelle idée sur comment valorisée les données provenant de leurs systèmes, et que les directions juridiques bloquent de peur de se prendre des procès pour avoir exporter des données personnelles.

Drone radiocommandé de vidéosurveillance

Drone radiocommandé de vidéosurveillance

Le libre n'est jamais spontanément évoqué dans les discussions, en partie à cause du fait que les dirigeants ne sont pas au courant de ce genre d'approche. En revanche, les ingénieurs sont très intéressés (et même impliqués), le problème étant les politiques des entreprises qui bloquent sur les évolutions du droit d'auteur. De nombreuses réalisations présentées durant le congrès s'appuient sur le libre (serveurs, techno, etc) mais cela n'est jamais évoqué; un démonstrateur (commercial) a même eu l'air gêné quand j'ai posé la question à son « expert technique ». Il faut croire que c'est mal vu dans le domaine du transport.

La cérémonie d'ouverture était aussi longue qu'ennuyeuse, encombrée par des discours d'hommes politiques (oui, pas de femmes dans le transport) qui sont repartis aussitôt après être intervenus. Gérard Colomb et Jean-Jack Queyranne aiment bien mettre en valeur ce qu'ils disent faire en matière de transport, mais acceptent rarement d'en débattre avec des citoyens et des chercheurs; on se demande pourquoi… Ah si, je sais en fait : les TCL sont exécrable en matière de transport en commun, et personne n'ose faire quoi que ce soit. Sans parler de l'absence de réflexion sur les infrastructures de transport dans le projet du Grand Stade lyonnais.

Le buffet qui a suivi la cérémonie d'ouverture était quelconque : champagne bas de gamme pas assez frais, jus de fruits reconstitués, et petits-fours tellement gras qu'ils luisaient de mille feux sous les lumières. Heureusement que les canapés à la sauce de Roquefort ont sauvé les meubles.

Bonus

Mes photos sont sur Flickr.

Vidéo improvisée d'interludes artistiques durant la cérémonie d'ouverture. WTF ?! Première fois que je vois cela à un congrès technologique.

mardi 10 novembre 2009

Compte-rendu d'InCos2009

Avant-propos

Pour ce billet, je vais essayer quelque chose de nouveau en y introduisant une touche de sémantique. Ainsi, les passages strictement scientifiques seront en gras, mes remarques personnelles en italique (à lire à la manière d'apartés), et le reste en normal. Naturellement, des combinaisons sont possibles : je peux très bien faire une remarque scientifique en gras et italique.

De cette façon, les personnes voulant aller droit au but pourront juste se contenter de lire les parties qui les intéressent, alors que celles prenant un café auront le temps de le terminer en considérant mes bafouilles :)

Le déplacement

Plaza real Armé de ma profonde non-maîtrise de la langue espagnole (pour tout vous dire, mon espagnol est encore plus mauvais que mon néerlandais, et je n'arrive à parler néerlandais que lorsque je suis totalement ivre; c'est dire le niveau), j'ai donc débarqué à l'aéroport de Barcelone. Aéroport qui, naturellement, ne porte le nom de Barcelone que par un surprenant hasard vu la distance qui sépare ces deux endroits…

Plage de Barcelone Honnêtement, Barcelone est une ville superbe : des vieux quartiers, des œuvres d'art moderne un peu partout, des immeubles au style design… En plus, il y fait beau et chaud, mais pas trop. La mer est juste aux pieds de la ville, et surtout le nombre de palmiers au mètre carré est limite indécent. Je vous le dis, moi : il faut relocaliser SILEX à Barcelone :)

La conférence

Il s’agissait de la première édition de la conférence, ce qui expliquait son flottement sur le papier. En revanche, une fois sur place tout était clair.

Séance de postersJ’ai donc assisté aux présentations qui nous intéressent dans SILEX; deux thèmes se sont dégagés :

  1. réseaux sociaux : interconnections, services web, exploitation, analyse nœuds forts, critiques, etc)
  2. e-learning :
    • en s'appuyant sur les plates-formes sociales
    • s'appuyer sur Wikipédia (récupérer automatiquement des groupes de ressources liées au thème)

Globalement, la conférence avait un niveau moyen, mais correct. Les thématiques flottaient un peu, mais les organisateurs ont maintenant une vision plus claire de ce qu'ils veulent faire. Pour moi, le principal intérêt de cette conférence était de discuter avec les espagnols qu’on ne voit habituellement quasiment jamais en France.

Comment reconnaître un espagnol dans une soirée ? C'est celui qui parle le plus fort. Comment savoir qu'on est à une conférence espagnole ? Tout les locaux parlent fort !

Il y avait beaucoup, beaucoup, mais alors beaucoup d'asiatiques (chinois, japonais, thaïlandais); ils sont partout désormais ! Ce qui les intéresse surtout :

  • télécom, surtout mobilité
  • e-learning :
    • langue (anglais oral, pour conversation)
    • reprise individuelle des cours d'un professeur (rejouer les annotations et schémas du prof au lieu d'avoir juste le résultat statique)

L’authentification biométrique, c'est un peu la loose quand ça ne fonctionne pas, surtout en plein écran sur le vidéo projecteur : être logué en dehors de sa machine car on a les doigts gras, c'est pas lol du tout :) Bref, les chinois ont pleins de gadgets sympa dans les poches, mais la qualité est… chinoise, on dira.

Travaux intéressants vus sur place

Je n’ai rien vu qu’y ait spécialement retenu mon attention, mais j’ai malgré tout noté quelques petites choses qui m’ont titillé.

Group Intelligence: a distributed cognition perspectivePoster « Group Intelligence: a distributed cognition perspective » : vision du web 2 selon un point de vue de cognition distribuée.

Educational Games based on Open ContentPoster « Social Educational Games based on Open Content » : le but de leurs travaux est, entre autre, d'arriver à mettre en place un système d'e-learning ludique construit automatiquement à partir de ressources libres; ça peut être des jeux de questions-réponses, de coloriage de cartes, etc. J'aime bien l'idée, mais je n'en sais pas suffisamment sur leurs approches pour dire ce que ça vaut.

Miloš Kovačević, un serbe, qui travaille sur la création automatique de moteurs de recherche spécialisés à partir d'une simple liste d'URL. Par exemple, on lui fourni une collection de liens pointant vers des ressources choisies par un enseignant pour documenter son cours, et l'outil va construire automatiquement un corpus étendu à partir des liens hypertextes initiaux, pour ensuite alimenter un moteur de recherche; du coup, avec juste quelques liens on se retrouve avec un vaste ensemble de documents. Il cherche à améliorer son travail en collectant automatiquement des ressources jugées pertinentes, en se basant sur la navigation de l'utilisateur, ses échanges avec d'autres personnes, etc. Donc, hop des traces.

Ma présentation

Passant en dernier, j’avais décidé de réveiller la salle en dynamisant un peu la présentation; pas de doute, ça a marché : c'est moi qui ai distribué le plus de cartes de visite dans le panel (bon, OK, les traces modélisées ont intéressées les gens bossant sur la collaboration et l'apprentissage; mais quand même). Un des participants du panel n’étant pas présent, j’ai pu (discrètement :) récupérer son temps de parole pour continuer à discuter sur les traces.

D'ailleurs, le LIRIS devrait vraiment donner des cartes de visite aux doctorants, car là j'ai lâché mes cartes pro à moi, et pas celles aux couleurs du labo… (mais je ne me plains pas, hein ;)

Retours et questions

Expliqué simplement, avec moult dessins et pas de choses qui font peur, le concept de la trace modélisée est facilement compris; surtout en l'appuyant dès le début avec des exemples concrets. Les questions ont porté sur :

  • la possibilité de raisonnement à partir des traces : j'ai tracé en deux lignes le RàPET
  • la nature du modèle : j'en parlais beaucoup mais n'en montrais jamais concrètement. J'ai commencé par sortir un bout de RDF, mais comme j'ai senti que ça ne passait pas j'ai repris ma métaphore de la boîte à chaussure et du catalogue; et là c'était bon.
  • l'utilisation des traces pour fournir à une classe d'élèves des information sur leur travail, leur activité, etc. Comme je ne sais pas vraiment ce qui se fait dans l'équipe en terme de traces dans les EIAH, j'ai renvoyé vers le site de SILEX.
  • les gens du e-learning sont d'accord avec le fait qu'on ne peut pas se passer de l'intention et de l'objectif quand on travaille avec des traces modélisées pour l'humain
  • quid de l'utilisations des traces passées ? J'ai déroulé l'exemple de KM à base d'insertion d'image dans Word (très très bien cet exemple pour faire comprendre aux gens l'utilisation de traces)
  • est-ce qu'on n'a pas peur de rater des informations sur l'utilisateur dans son activité ? J'ai répondu que dans notre cas de l'apprentissage collaboratif synchrone, cela est très peu probable car on construit le modèle en fonction de l'objectif, de l'activité réalisé et des ressources impliquées. Mais c'est à voir dans d'autres circonstances; rapide évocation de la génération automatique de modèle

Beaucoup de questions, donc, aussi bien théoriques que très pratiques : comment construit-on un modèle ? Quelles sont les possibilités de liaisons avec des outils existants ? Comment exploiter les traces pour faire telle ou telle chose ? Ce qui est régulièrement revenu est la question de faire des inférences automatiques sur les traces, pour produire des nouvelles choses.

Et maintenant ?

Que faire pour exploiter les retours de cette conférence ? Très simplement, il me vient immédiatement à l’esprit qu’il faut :

  • une page web de vulgarisation pour présenter les traces
  • une courte liste de nos principales publications pour la compréhension des traces
  • renforcer la communication au sein de l'équipe (mais je l'ai déjà dit ça, non ? :)
  • renforcer le travail en commun au sein de l'équipe

On peut également songer à faire une base de connaissance pour nos déplacements : hôtels où descendre, pièges à éviter, etc. Par exemple :

Barcelone

Hôtel :

  • Pension 45, juste à côté de la Placa de Catalunya; fortes connexions pour les transports en commun
  • confort simple, tranquille, le wifi gratuit est bon quand il n'est pas saturé par une andouille qui pompe des torrents

Aéroport :

  • les navettes avec Barcelone se trouvent au Terminal 1, et se nomment « aérobus »; 5 euros le trajet, des billets A/R existent; vont jusqu'à la Placa de Catalunya
  • difficile de trouver des prises de courant dans le Sky Center; il faut les chercher au pied des blocs élévateurs

Transport :

  • le ticket à l'unité est cher
  • il existe un ticket donnant droit à 10 trajets, pour pas cher du tout
  • les portillons du métro sont fourbes : selon le dispositif, soit il faut passer à gauche de la borne, soit il faut passer à droite

Vie quotidienne :

  • on survit très bien avec juste quelques mots de vocabulaire, et une langue bien pendue
  • les barcelonaises sont faciles à aborder et aident volontiers les touristes

Les documents

J'ai mis, comme d'habitude, mes documents sur SlideShare. Voici les widgets embarqués dans le billet.

Et bien sur, le carton qui-va-bien Best Paper Award

Damien recevant le Best Paper Award

lundi 26 octobre 2009

Compte-rendu de l'EDF Energy Day 2009

L' « EDF Energy day » , 3e édition; avec un nom pareil on aurait pu se croire sur un n-ième casting d'une émission M6, mais en fait non. Cela se tenait à la grande halle de la Villette, le 22 octobre 2009.

Il se trouve que, par hasard, j'ai été invité à y participer. EDF prenant en charge tous les frais (train, restauration, métro), pourquoi dire non ? La présentation donne envie, mais la réalité était toute autre.

Vue générale

La journée, rapidement

RDV 6h00 à Perrache pour départ du train à 6h41, avec arrêt de 10 minutes à Part-Dieu; on quitte donc Lyon vers 7 heures du matin. EDF prend de la marge, mais quand même, j'aurais préféré dormir une heure de plus. Et pas de wifi dans le TGV Lyon Paris, c'est quand même la loose.

Point très appréciable : des hôtesses engagées par EDF pour nous attendre au départ et à l'arrivée du train. Même en le voulant, impossible de se perdre. EDF a mis les petits plats dans les grands.

Nous sommes environ 5O étudiants de Lyon pour arriver, whoua, tout pleins à la Villette. À vue de nez, je dirais qu'il y a eu 5000 visiteurs sur la journée. C'est un beau score, au regard du public visé (jeunes hauts diplômés dans les sciences ultra-dures).

De Lyon, il y avait surtout des gens de l'INSA et de Centrale (des ingénieurs, donc, et pas énormément de doctorants). Dans l'ensemble, l'âge moyen était d'environ 25 ans avec un écart-type de deux ans.

Comparons le contenu de la brochure avec la réalité

Ingénieurs et techniciens, étudiants ou jeunes diplômés cette journée est la vôtre. C’est une occasion unique de découvrir concrètement les réalités d’un grand groupe, d’échanger avec 300 experts, d’appréhender toute la richesse et la diversité de nos 240 métiers et les perspectives de carrières que nous proposons.

Bon, ok, d'accord. Des choses concrètes, beaucoup d'experts, et un appel ciblé sur les hautes qualifications techniques. En plus c'est tous frais payés, alors hop, dans le train.

Energy Day, c’est une journée durant laquelle vous composez votre propre programme :

Des espaces de rencontre : pour échanger librement sur l’ensemble de nos métiers techniques, dans tous nos domaines d’interventions : nucléaire, hydraulique, thermique, IT, réseau, énergies renouvelables, R&D, gaz, optimisation et trading.

EDf avait installé des jolis petits stands aux couleurs thématiques dans la halle, avec à chaque fois une borne à eau, des brochures (partout les mêmes), et des petits pchit de solution hydro-alcooliques pour lutter contre le méchant virus H1N1.

Les 300 experts, en revanche, on les a cherché. Chaque stand (nucléaire, R&D, thermique, informatique & télécom, énergies nouvelles, groupe international et sais plus quoi) avait deux ou trois personnes de permanence chargées de sauter sur les gens qui passent pour engager la conversation et leur refiler les brochures.

Stand R&D

Ces personnes, toutes employées d'EDF dans leur pôle respectif, avaient été clairement brifées pour répondre de façon unique à certaines requêtes : qui contacter pour avoir des information sur le recrutement, (im)possibilité de refiler son CV, comment (ne pas) garder contact avec la personne, etc. En revanche elles étaient ouvertes pour parler de leur métier au quotidien.

Bon, on va dire que pour les gens (des futurs cadres supérieurs, quand même) n'ayant aucune idée de ce qu'est un responsable télécom ou un directeur des procédés, c'était intéressant. Mais sinon, à part tailler la bavette, bof.

Des forums : pour une présentation et un dialogue en aparté sur nos projets.

Il s'agissait en fait, pour chaque stand, d'organiser 3 petites présentations tournantes sur une des thématiques du pôle. Par exemple, l'implantation d'hydrauliennes au nord de l'Écosse. L'intervenant était un acteur direct sur ces projets, à chaque fois clairement compétent du point de vue technique et avec un bon contact. Les SVP étaient propres et bien faits, et le discours huilé avec de la graisse de silicone qualité militaire & espace. Rien à redire.

Des conférences : pour découvrir nos grands enjeux et la contribution de nos équipes pour changer l’énergie ensemble.

Pour les gens cherchant à passer la journée au chaud, EDF organisait des conférences sur des thèmes comme « c'est nous les plus écolo », « j'aime la jeunesse », « l'énergie est un secteur d'avenir », « pourquoi on est les meilleurs ». Du pur blabla commercial présentant l'entreprise. intérêt zéro, on apprend la même chose sur internet.

Des entretiens d’orientation professionnelle : nos consultants en recrutement et nos équipes sont présents pour vous orienter dans votre projet professionnel et vous faire découvrir nos offres de stages.

Aaaaaa, voilà la partie intéressante ! Celle qu'attendent tous les étudiants : les chasseurs de tête ! Grosse, mais alors grosse déception là-dessus : EDF avait simplement mis en place des bornes multimédias sur lesquelles les gens pouvaient consulter les postes ouverts d'EDF, et se renseigner sur les stages. Autrement dit, zou, un aller direct sur le site web d'EDF. Les personnes en charge de cette partie du programme étaient de simples hôtesses sans rôle particulier, si ce n'est de distribuer des brochures. Youpi, les gens ont râlés sec.

Il faut les comprendre, les étudiants. Beaucoup s'étaient mis sur leur 31 en pensant pouvoir rencontrer des recruteurs, glisser des CV ou des cartes de visites. Je ne comptais même plus le nombre d'étudiants que j'avais croisé dans le train ou les toilettes, une housse de veste à épaulettes sur l'épaule et des chaussures vernies à la main. Et bien non, raté.

Les seules « consultants en recrutement » que j'ai croisé faisait des enquêtes d'opinion pour déterminer quelle image les jeunes diplômés avaient d'EDF.

Une table ronde : réunissant des personnalités d’EDF et de la société civile, qui vous permet de mieux connaître les enjeux énergétiques liés au développement durable.

Blablabla et re-blabla. Prenez 3 commerciaux et 2 publicitaires, mettez-les autour d'une table et laissez-les faire leur promo; rien d'intéressant ici.

Energy Day est une journée dont l’ambition est de vous dévoiler le quotidien de nos collaborateurs et vous donner envie de rejoindre celles et ceux qui agissent pour des énergies efficaces et peu émettrices de CO2.

Ah ça, la réduction du CO2, on l'a bien sentie dans les discours. Ça et le coup de l'entreprise aux valeurs humaines, c'était impossible de les manquer; on y avait droit dans tous les discours. Ça fait du volume, mais ça ne renseigne personne.

Ce que je retiens de ma participation au EDF Energy day ?

Rien. Si si, honnêtement, rien.

  • toute les informations données sur l'entreprise sont accessibles sur le net
  • pas de rencontre avec les recruteurs
  • les présentations techniques sont intéressantes, mais ne justifient clairement pas le déplacement
  • les discussions avec le personnel sont... des discussions avec le personnel. EDF est une multinationale qui fait de l'énergie; une fois qu'on a dit ça, ensuite c'est comme partout.

Telle que je la vois, cette journée était surtout une occasion pour EDF de se faire de la comm' facile et sans risque. J'y vois 2 objectifs :

  1. rappeler aux jeunes diplômés qu'EDF recrute. Ça peut paraitre bête, mais il ne faut pas oublier que comme tous les grands groupes EDF souffre du départ à la retraite des baby-boomers. Elle cherche donc à tour de bras des personnes pour remplacer, parfois au pied levé, ses cadres supérieurs et intermédiaires. D'où l'intérêt d'investir dans le chatoyant pour attirer les futurs diplômés; ce n'est pas pour rien que la prise en charge des frais de la journée était assujettie à l'envoi d'un CV...
  2. rassurer les investisseurs sur le fait qu'EDF a un fort potentiel de croissance. En effet, EDF doit déployer actuellement des gros projets sur des périodes de 25 ans (EPR, hydraulique, etc). Cela implique une grosse levée de fond (par emprunt, titres et capitalisation) qui nécessite une image dynamique. Comme les jeunes cadres sont autant d'investisseurs potentiels, ce n'est pas négligeable (vous voulez de la doc sur les emprunts que réalise EDF ? j'en ai :), et cela donne des billes pour négocier avec les instituts financiers.

D'ailleurs, je me demande si EDF n'avait pas piqué les restes du matériel publicitaire de France Télécom, car je pourrais résumer la journée en un seul mot : orange. De l'orange partout : en jus au repas (pas de vin ni de café ! Les enfoirés, ils veulent me tuer ou quoi ?), sur les affiches et les affiches, dans les logo.. partout. Alors que pour moi, EDF c'est du bleu, avec un peu de blanc et du rouge. Allez comprendre.

Les EDF Energy days sont donc un évènement à complètement éviter pour nous : rien en terme de rencontres utiles, de débouchés ou autre. C'est juste une (belle) opération de comm'.

lundi 21 septembre 2009

Les 10 ans de Créalys

Créalys, l'incubateur d'entreprises issues de la recherche, fête ses 10 années d'existence. Et comme il se doit, cela se traduit par un buffet accompagné de discours.

Livre blanc de l'innovation

Étaient présentes une bonne centaine de personnes, principalement des chefs de (jeunes) entreprises (en tenue de ville), des banquiers/investisseurs/financiers (en costumes cravatés), des gens de la région/département/etc (aux cheveux poivre et sel) et des doctorants (avec des t-shirts variés). Bref, que du normal.

J'ai trouvé qu'il y avait un nombre important de doctorants, pour ce genre d'évènement : environ 10%, quasiment tous en fin de thèse ou en début de post-thèse. Un bon nombre était en train de porter un projet de conception d'entreprise, à partir de travaux auxquels ils avaient participé dans leurs équipes de recherche.

Niveau recherche, il y avait beaucoup de personnes du LIP (doctorants principalement), et l'INSERM était bien représenté. Les SHS étaient quasi absentes, et curieusement les sciences de la vie étaient en retrait. Le gros des troupes était orienté physique, chimie, et sciences de l'information (surtout réseau)

J'ai discuté avec plusieurs personnes sur les questions du financement initial, fait un lâché de cartes de visites, et globalement réseauté en attendant que le buffet ouvre. Malheureusement, il a fallu attendre que passe la série de discours et de petits films d'autopromo, pour ensuite être rejoint par Olivier et enfin attraper quelque chose à manger.

Bref, un évènement quelconque servant surtout à se faire voir et à prendre de la doc; mais ça valait le coup d'y aller en étant sur place.

mardi 12 septembre 2006

Participation au 2006 HCI Workshop on Computer Assisted Recording, Pre-Processing, and Analysis of User Interaction Data

Je viens de participer au 2006 HCI Workshop on Computer Assisted Recording, Pre-Processing, and Analysis of User Interaction Data, in co-operation with ACM. Voici ce que j'en retiens à chaud.

Informations

Theme

Although computer-assisted recording, pre-processing and analysis of user interaction behaviour has received continuing research attention over the years, its full potential as a data source to inform the design process seems still unrealised. With technologies such as broadband internet and distributed applications, it is possible to continuously and unobtrusively collect interaction data. This data can relate to keypresses, mouse movements, eye gaze, as well as high-level events such as completing a task. This workshop will explore a number of open questions in this area, including: What is the best way to record and collect interaction data? What kind of computer tools, i.e. algorithms, can we use to filter and separate relevant data from noise? Which types of analysis and measures give us design-relevant insight into the interaction, the users, their interaction problems, their needs, personality, and experience? Traditionally, psychologists, usability experts, ergonomists, etc. have been among the main consumers and users of this type of data and supporting tools. However, making the data and tools easy accessible to designers and software engineers might even more directly impact the quality of the application. Therefore, we shall also explore the implications of this wider applicability of usage data.

Objective

The main objective of the workshop is to establish a community of researchers with an interest in this area, allowing a lively exchange of ideas and a joint exploration of outstanding problems and potential solutions. Please note that web usage mining in relation to product sales strategies is not within the scope of this workshop.

Ce que nous présentions

Le travail que nous présentions, dans le cadre du projet de recherche européen AtGentive, portait sur la conceptualisation et la gestion de l’activité : comment identifier les différents types d’activités réalisées sur ordinateur par utilisateur, pour les regrouper automatiquement en thématiques et faciliter le basculement de contexte de travail via des outils intelligents.

Nous avons présenté nos deux prototypes actuellement à l’essai. Le premier s’appuyant sur l’utilisation simple d’un virtual desktop manager, et le second, plus poussé, mettait en œuvre nos outils d’analyse d’activité pour proposer des éléments de métacontrôle à l’utilisateur.

The 2006 HCI Workshop on Computer Assisted Recording, Pre-Processing, and Analysis of User Interaction Data, in co-operation with ACM

Voir aussi les documents en annexe de ce billet.

Opinion

Les sujets abordés dans cet ateliers étaient très variés, allant de la réalité augmentée pour la géolocalisation aux EIAH, en passant par la définition automatisée de profiles musicaux.

Cet atelier, bien qu'enrichissant pour connaître ce qui se fait ailleurs, était trop vaste pour pleinement travailler sur les problématiques qui nous intéressaient. Cependant, tous les retours que nous avons eu sur nos travaux étaient positifs et résonnaient particulièrement avec ce qui se fait en ce moment dans les EIAH.